FRANCE- Études de santé: vers une première année sans redoublement…

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« Portail santé » sans redoublement, chiffres « plancher » et « plafond » à la place du numerus clausus… La Conférence des présidents d’université (CPU) et les Conférences des doyens de médecine, d’odontologie (dentaire), de pharmacie et de maïeutique (sages-femmes) ont dévoilé mardi leurs pistes pour la future réforme des études de santé.

Emmanuel Macron avait annoncé mi-septembre la suppression du concours à la fin de la première année commune aux études de santé (Paces) et du numerus clausus, « une absurdité » selon le président, qui limite le nombre d’étudiants admis en deuxième année, pour la rentrée 2020.

Le rapport commandé depuis au groupe de travail piloté par le professeur Jean-Paul Saint-André, ancien président de l’université d’Angers, n’a toujours pas été remis aux ministres de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal et de la Santé Agnès Buzyn. Mais les présidents d’université et les doyens ont mis en avant leurs propositions lors d’une conférence de presse.

Parmi elles, la création d’un « portail santé », à la place de la Paces, pour accéder aux métiers médicaux (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie), adapté aux capacités de chaque université.

Ce cursus, qui doit reposer sur un mode d’évaluation équitable, ne permettra pas de redoubler, mais chaque étudiant disposera de deux essais pour rejoindre les filières médicales, selon le scénario retenu par les universitaires.

Les étudiants non admis en deuxième année tout en ayant validé leurs acquis pourront intégrer une autre licence en deuxième année, à partir de laquelle ils retenteront leur chance s’ils le souhaitent.

Les autres pourront se tourner vers des licences dotées d’une « mineure » – ou discipline mineure – « santé », qui elles aussi offriront des passerelles.

Les 2e et 3e années des filières médicales seront ouvertes à des étudiants issus de ces licences ou autres (mathématiques, biologie, sciences humaines et sociales, etc) pour diversifier les profils des recrues.

Les doyens plaident par ailleurs pour un nombre d’étudiants admis fixé en fonction des capacités des universités et des besoins des territoires en matière de soins, compris entre « un chiffre plancher » et « un chiffre plafond », plus souple que le numerus clausus, pour ne pas fermer la porte à des étudiants motivés et doués.

Des propositions fustigées par une dizaine d’organisations étudiantes et d’internes, qui y voient « une reproduction des erreurs passées », selon une tribune récemment publiée sur le site de L’Obs.

Le rapport officiel devrait être remis au gouvernement la semaine prochaine, selon le ministère de l’Enseignement supérieur.

Source: information.tv5monde.com

Décembre 2018

M.D.

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